Pourquoi devenir végane ?

Il n’y a qu’un seul moyen pour prendre en compte les intérêts fondamentaux des autres sans discrimination arbitraire : ETRE VEGANE. Une fois que l’on s’émancipe de traditions de pensée suprématistes et obscurantistes que nous savons aujourd’hui périmées, il est simplement logique d’arrêter de soutenir les pratiques injustifiables qui en découlaient et que l’on tenait jusque là pour acquises.

Pour répondre aux préjugés qui composent l’argumentation des non-véganes en 12 points :

– « On est omnivore » -> Être omnivore ne veut en aucun cas dire que la consommation de produits animaux est une nécessité physiologique mais que nous avons la capacité de tirer nos nutriments de sources animale et végétale. Avoir la capacité de faire quelque chose ne la rend pas moralement acceptable

– « Et les plantes ?! » -> Une plante n’est pas sentiente, il n’y a pas quelqu’un (un sujet individualisé au niveau physique, biologique et psychique) qui sent et qui ressent. Seul un être sentient possède une valeur propre irreductible à nos intérêts : celle qu’il accorde à ses propres expériences vécues à la première personne (ce qui lui arrive lui importe) et à sa vie au caractère à la fois unique et irremplaçable. Si vous souhaitez tout de même préserver les plantes qui n’ont aucun intérêt et ne peuvent subir aucun dommage, soyez d’autant plus végétaliens qu’il faut jusqu’à 15 kg de végétaux pour produire un seul kg de viande.

– « Nos canines c’est pour la viande » -> Ou pour manger des fruits comme les pommes par exemple. Pour info, les gorilles dos argenté ont des canines deux fois plus grandes que les nôtres et ne mangent pas de viande. Les singes Gélada ne mangent pas de viande et ont les canines les plus grandes du règne animal

– « C’est naturel » -> Partir de la prémisse « ceci est naturel » pour arriver à la conclusion « donc c’est moralement acceptable » s’appelle un sophisme naturaliste et n’a aucune valeur en philosophie morale. Il s’agit d’un malentendu ancré dans nos mentalités qui peut faire de toute violence un principe de moralité

– « Le lion tue donc moi aussi » Faire appel aux comportements d’un lion pour justifier les siens est absurde. Contrairement au lion (qui n’a d’ailleurs pas la possibilité de faire autrement), l’être humain adulte capable d’agir en conformité avec des principes moraux est tenu pour moralement responsable.

– « Ils sont d’une autre espèce donc on ne prend pas en compte leurs intérêts » -> Rien ne permet de justifier que notre cercle de considération moral doive s’arrêter à la frontière du sexe (sexisme), de l’origine (racisme), de l’espèce (spécisme) pour mépriser intentionnellement et sans aucune nécessité les intérêts les plus fondamentaux des autres êtres sensibles (cela n’a rien d’un choix personnel).

– « Chacun fait ce qu’il veut, je respecte ton choix de ne pas tuer certains êtres sensibles pour tes envies futiles mais tu dois respecter mon choix de le faire » -> Il s’agit de mauvaise foi et de lâcheté en position d’oppresseur, puisque ceux qui usent de ce relativisme n’en assumeraient pas les conséquences et seraient les premiers à pleurer en étant envoyés à l’abattoir à la place des victimes.

– « Je tiens trop à la viande » -> Les animaux sont capables de se mutiler (ronger une patte etc.) pour sortir d’un piège et vivre. Ils tiennent à leur vie. Vous ne seriez pas capables de faire le quart pour pouvoir manger les cadavres de vos victimes.

– « Et la chaine alimentaire ? » -> La science a démontré que l’humain est au niveau tropique (nom scientifique) de l’anchois, et l’élevage n’est pas affaire de chaîne tropique. Quoi qu’il en soit, l’observation de l’existence de chaînes tropiques n’est en rien un principe éthique devant guider les comportements.

– « Et si tu étais dans la jungle ? » -> Si dans certains cas se nourrir d’animaux est un besoin de survie, cela ne peut justifier cette pratique lorsque ce n’est pas le cas.
L’alimentation végétalienne équilibrée convient à tous les âges et de la vie et aux plus grands sportifs (champion du monde de boxe poids lourd, misters univers et champions de bodybuilding, multimédaillés d’or olympique, champion du monde de portée de poids, etc.). La seule vitamine absente des végétaux est la b12. La culture de bactéries (cultiver des bactéries ne pose aucun problème éthique) pour cette vitamine est destinée à l’alimentation du « bétail » (pour les mangeurs de viande via le corps des autres) ou pour les végétaliens.

– « On l’a toujours fait » -> L’ancienneté d’une pratique ne permet pas de la justifier moralement. L’éthique ne consiste pas à reproduire des normes qui n’ont été justifiées qu’à une époque donnée mais à adapter nos comportements aux possibilités du contexte dans lequel nous évoluons. L’industrie du meurtre prémédité n’est pas une question de survie ou d’auto-défense, elle n’est plus en rien justifiée.

– « On peut tuer avec respect » -> Une fois nés, tous les êtres sentients ont un intérêt fondamental à poursuivre la vie qui est la leur, et non pas seulement à ne pas souffrir. La sensibilité est un moyen au service de la fin qui est la poursuite de l’existence, en tant qu’elle permet d’identifier les dangers qui menacent la survie. Tuer volontairement avec respect s’appelle l’euthanasie et ce n’est pas fait dans l’intérêt d’un oppresseur et contre une victime.

Rejetter le spécisme :

Les humains sont des animaux parmi les autres (c’est une réalité à la fois physique, biologique et psychique), chacun ayant des capacités particulières. La plupart d’entre nous avons la capacité de distinguer le bien du mal et d’agir intentionnellement en conformité avec des principes moraux, et sommes donc tenus pour moralement responsables. Il ne s’agit pas d’une supériorité mais d’une spécificité qui nous confère une responsabilité morale vis-à-vis des autres.
Rien ne permet de justifier que notre cercle de considération morale puisse s’arrêter à la frontière de l’origine, du sexe ou de l’espèce. Tout comme le racisme et le sexisme, le spécisme est une discrimination arbitraire faite oppression.
Alors que sur certains aspect essentiels les autres animaux sont semblables et égaux aux humains, limiter les droits essentiels aux seuls humains en écartant les autres animaux de notre cercle de considération morale est spéciste, et relève donc de l’injustice. Refusons le spécisme, refusons de ne pas prendre en compte ou de mépriser volontairement les intérêts les plus fondamentaux des autres êtres sentients, sous le seul prétexte qu’ils sont d’une autre espèce.
Il n’y a jamais eu de respect animal dans un élevage ou dans un abattoir et il n’y en aura jamais, puisque ces pratiques sont des crimes contre l’animalité.

Le problème ce n’est pas la méthode d’élevage, le problème, c’est l’élevage

Dans les élevages, qu’ils soient traditionnels, biologiques ou autre, les intérêts ne sont jamais convenus réciproquement entre les éleveurs et leurs esclaves. Ces derniers ne donnent pas leur consentement pour l’appropriation de leurs compétences, de leurs vies, de leurs corps, de leurs systèmes reproductifs et de leurs petits. Il ne s’agit en aucun cas d’un arrangement équitable, mais d’un asservissement volontairement maintenu par une seule des deux parties.
En maintenant captifs des animaux sur lesquels plane une peine de mort à laquelle ils ne peuvent échapper, l’élevage induit nécessairement une relation fausse et malsaine.
Déjà destinés à être mangés et classés dans la catégorie des aliments, les esclaves sont privés d’une forme d’existence qui ne soit pas entravée par les usages qu’on leur impose.
Les animaux d’élevage ne sont pas nourris mais engraissés, puisque c’est avec les techniques d’engraissement que commence la cuisine de l’animal.
La finalité consiste à trahir la confiance qui aurait pu s’installer : les esclaves sont considérés comme de la matière première à transformer.
Exploités jusque dans leur chair, transformés en produits de consommation, ils sont considérés comme des choses, dont la valeur ne dépasse pas le profit qu’on peut en tirer.
Dans les refuges et les sanctuaires on reconnait les animaux pour ce qu’ils sont, en eux-mêmes, et pour eux-mêmes.
Les éleveurs eux, ne connaissent rien aux animaux, ce qu’ils connaissent, ce sont des animaux chosifiés pour leurs intérêts, qu’ils appellent maladroitement « leurs bêtes ». Et ils s’enfoncent eux-mêmes en disant connaitre les animaux, car quel genre de monstre livrerait des innocents à l’abattoir pour de l’argent ?
Les éleveurs organisent des viols par insémination, trient les esclaves en fonction de leurs sexes, séquestrent, mutilent, puis livrent leurs victimes par camions entiers aux abattoirs, pour une perforation du crâne qu’on appelle étourdissement, un égorgement, et un démembrement. La négation de leur identité et leur humiliation, se poursuit jusque sur dans les vitrines des magasins et les tables des restaurants, où leurs cadavres sont exposés.

Le problème ce n’est pas la méthode d’abattage, le problème c’est le meurtre prémédité et organisé

L’hypocrisie du bien-être animal se sert de la sensibilité, alors comprise comme un détail optionnel à prendre en compte quand la rentabilité économique de l’activité le permet, pour justifier de mépriser les intérêts vitaux des animaux.
Feindre de reconnaître la sensibilité des animaux, sans reconnaître leur intérêt fondamental à poursuivre la vie qui est la leur; c’est feindre de ne pas comprendre que la sensibilité est un moyen permettant d’identifier les dangers qui menacent la survie. La sensibilité est un moyen pour assurer la poursuite de l’existence. Qu’il y ait souffrance ou non, chaque être sensible mis à mort subit un dommage irréversible et unique : la perte de toute possibilité de tirer satisfaction de la vie qui est la sienne. Tuer quelqu’un qui ne veut pas mourir est un meurtre.
Le bien être animal est une escroquerie qui ne sert qu’à camoufler la réalité.
Il est ridicule de questionner la forme de l’oppression, sans remettre en cause l’oppression elle-même. Aurait-on eu l’idée malsaine de parler de bien-être juif ou de respect juif dans les chambres à gaz ?
La même logique est à l’œuvre quand on prône la suprématie de son espece de son sexe ou de son origine.Peu importe importe l’origine, le sexe ou l’espèce, les intérêts vitaux sont les mêmes dès qu’y a quelqu’un qui sent et qui ressent, un sujet individualisé au niveau physique, biologique et psychique qui vie sa vie à la première personne.
Il est temps de reconnaître enfin la valeur propre de tous les êtres sensibles pris dans leur individualité, qu’ils soient humains ou non. Cette valeur propre, c’est celle que chaque individu accorde à ses expériences vécues et à sa vie, au caractère à la fois unique et irremplaçable. Les autres animaux ne nous appartiennent pas, et ce qui sort de leurs corps ne nous est pas destiné.