Militer au quotidien

 

Militer pour les animaux ne nécessite pas forcément de rassembler plusieurs centaines de personnes lors de manifestations, de mettre son intégrité en danger dans des actions risquées, d’avoir des moyens financiers pour démultiplier ses arguments, ou d’habiter une grande ville…

Nous sommes avant tout des consommateurs écoutés attentivement par les entreprises avides de répondre à nos besoins, encore faut-il leur transmettre une information, avec les formes qu’il convient… C’est ainsi qu’une des façons les plus efficaces de militer au quotidien consiste à faire savoir aux entreprises qu’une part grandissante de consommateurs est sensible à la condition animale : jouer notre rôle de consom’acteur.

En outre, nous sommes des citoyens libres de manifester notre mécontentement ou simplement notre point de vue aux autres citoyens, c’est ce pouvoir de faire évoluer l’opinion publique en informant quelques personnes qui informeront à leur tour, chacunes, quelques personnes qui en informeront d’autres…, réseau qui deviendra si important, à terme, pour intéresser les politiques et les médias.

L’avantage de militer au quotidien est que chacun peut y accorder le temps qu’il souhaite, sans nécessité d’adhérer à une association, et sans contraintes horaires ni géographiques.

Voici quelques idées faciles à mettre en pratique, dont vous pouvez vous inspirer, décliner comme bon vous semble, en respectant une seule ligne directrice ;

Toujours rester poli et courtois, afin de montrer que nous ne sommes pas les méchants, ne pas offrir des arguments sur un plateau à nos détracteurs, et ne pas donner une mauvaise image de la protection animale et des milliers de militants qui œuvrent comme vous…

Contre la fourrure

* Entrez dans une boutique qui vend de la fourrure (liste des marques vendant de la fourrure), prenez un certain nombre d’articles comme si vous alliez les acheter ou les essayer. Les vendeurs vont vite repérer votre « potentiel » et vont venir vers vous pour vous aider.

Vous pourrez alors leur demander un conseil sur un article contenant de la fourrure et leur demander si elle est vraie.

– Bien souvent, le vendeur, fier de son produit, vous le confirmera ; ce qui vous permettra de lui dire que vous ne cautionnez pas la torture animale (avec un petit speech explicatif si possible assez fort pour en faire profiter la galerie). Vous pourrez alors lui remettre dans les bras tous les vêtements que vous aviez décrochés en précisant que tant qu’ils cautionneront la cruauté vous n’achèterez rien dans leur boutique.

– Si jamais le vendeur nie l’évidence en affirmant que la fourrure est fausse (par méconnaissance ou au contraire s’il vous a senti venir), et si vous êtes sûr de vous ( ! ) plaignez-vous de la vente mensongère et de la cruauté qu’il essaie de cacher à ses clients, toujours en prenant à partie, calmement, les autres clients…

Quelles sont les bénéfices attendus ?

Tout d’abord informer que des consommateurs s’opposent au commerce de la fourrure et refusent catégoriquement de donner de l’argent aux marques qui en tirent bénéfice.

Ensuite, les autres clients de la boutique apprendront que la fourrure est vraie s’ils l’ignoraient.

Et ceux qui à priori s’en fichaient entendront vos arguments qui leur feront peut-être changer de point de vue, d’où l’importance d’expliquer calmement les souffrances endurées par les animaux, la pollution engendrée par cette industrie…

Enfin cette méthode fait perdre du temps au personnel et donc de l’argent ! Le vendeur doit alors ranger vos articles et à force d’être dérangé de la sorte, il fera remonter l’information.

Si vous voulez vraiment vous faire plaisir… Vous pouvez aussi prendre tous vos articles et passer en caisse ; une fois tous vos articles scannés, demandez si « cet article est en vrai fourrure ? » et même procédé qu’expliqué ci-dessus, mais avec encore plus de perte de temps à devoir annuler la saisie de la caisse, blocage des clients derrière vous… et comme vous n’avez pas payé, vous partez en laissant la caissière perdre son temps, en vous plaignant de  » ces magasins sans éthique et qui désinforment leur clientèle ! « 

* Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez toujours prendre quelques minutes pour écrire aux différentes marques (liste des marques vendant de la fourrure) par mail ou courrier postal (toujours en tant que consommateur, et non en tant que militant) pour leur faire part de votre indignation face à leur manque d’éthique. Laissez libre court à votre imagination et votre courtoisie. 

* Vous pouvez également pratiquer « l’opération corbillard » qui s’attaque à l’amour propre des personnes qui portent de la fourrure. 

* Demandez également dans les magasins de chaussures ou de maroquinerie, des produits sans cuir car vous refusez de porter des peaux d’animaux morts.

 

Contre les produits testés sur les animaux ou contenant des ingrédients animaliers

* Demandez dans les parfumeries, pharmacies, parapharmacies… si tels ou tels produits sont testés et s’ils contiennent des ingrédients d’origine animale (graisse de phoque, de baleine, liquide amniotique, lait d’ânesse…).

Demandez ensuite quels sont les produits du lieu de vente qui respectent l’éthique de la vie ; s’étonner de l’absence d’étiquetage spécifique, de la volonté de masquer la souffrance animale aux clients… en prenant soin d’être entendu par les autres clients !

S’ils vous répondent qu’il n’y a pas de de tests ou de produits animaliers, leur demander ce qu’il en est des sous-produits entrant dans la composition ?

Et pour en finir vérifier que la marque en question ne vende pas en Chine (la règlementation Chinoise impose les tests sur les animaux).

Si vous réussissez à trouver des produits végans ( ! ) indiquer alors au personnel que tant que ces produits ne mentionneront pas clairement leurs engagements sur l’emballage avec des mentions précises, vous ne préférerez pas les acheter… car vous restez dans le doute !

La mention « contre les tests » ne suffit pas et ne garantit pas que la marque ne teste pas ; de même que la mention « produits finis non testés sur animaux », ce qui veut dire que les ingrédients le sont…

Une fois de plus, n’hésitez pas à partager votre conversation avec les autres clients, vous ne pouvez qu’éveiller les consciences en restant positif et respectueux.

Tableau récapitulatif des différents labels et logos 

* Vous trouverez ici une liste de marques qui ne testent pas sur les animaux : Contactez-les, afin de les féliciter pour leur engagement, et leur demander si tous leurs produits sont végétaliens (ce qui est rarement le cas), en leur demandant de préciser sur leurs produits avec la mention vegan, quels produits de leur gamme le sont réellement.

* Il serait bien utile de ne pas se contenter uniquement des marques de cosmétiques mais également des marques de produits d’entretien qui eux aussi sont hélas testés. Car là vous avez un travail d’information envers le grand public beaucoup plus important car les tests sur les produits ménagers sont presque inconnus…

Pour la création de rayons végan dans les magasins alimentaires et contre les mensonges du bio !

* Rester longtemps dans les allées des boutiques bio, analysant les compositions de chaque produit, votre guide des additifs alimentaires en mains (version papier ou applications smartphones gratuites), en expliquant à qui veut bien l’entendre qu’en l’absence de rayon vegan, nous devons étudier toutes les compositions pour éviter sous-produits animaux plus ou moins avouables, sans oublier de préciser que les animaux bio souffrent, aussi…

Les vaches qui font du lait bio ont une espérance de vie réduite à force d’être engrossées et de voir partir leurs veaux se faire égorger, les poussins mâles bio sont broyés vivants aussi, car ils ne peuvent pas pondre d’œufs, les poules bio partent aussi à l’abattoir et y souffrent de la même façon…

* Dans les supermarchés classiques, au rayon « viandes, poissons… » oser dire haut et fort que ça vous donne des frissons de passer à côté de cadavres, d’un cimetière sous cellophane, vous pouvez vous surprendre à haute voix que « des gens achètent encore de la viande qui est si mauvaise à la santé et seconde cause de pollution dans le Monde… »

Demander à vos magasins un étiquetage explicite des produits vegans et des rayons réservés, comme pour les produits bio !

* Même en boutique bio qui ont des rayons sans gluten mais pas vegan, exiger que nos produits soient exposés de façon explicite !

Plus nous demanderons plus nous éveillerons leur intérêt… Vous pouvez vous adresser aux caisses, directement aux accueils des magasins en leur déposant des réclamations, leur écrire sur leurs sites internet et à leurs sièges.

Divers petits plaisir quotidiens…

* Ecrire aux magasins qui vendent des animaux vivants en leur indiquant que vous les boycottez car une partie de leur chiffre d’affaires est créé sur le dos d’être sensibles venant d’élevages honteux dans des conditions qui le sont tout autant. Alors que leurs congénères meurent dans les refuges faute d’adoptants !

Bien entendu si vous êtes par hasard dans un de ces magasins, n’hésitez pas à en faire part aux vendeurs, sans oublier d’informer les autres clients, mine de rien… A force d’entendre de tels reproches, certains magasins peuvent changer ! 

Vous pouvez trouver sur internet les aliments bio pour vos animaux et tous leurs accessoires, sans alimenter ces enseignes. En outre vous ferez des économies ! 

* Renvoyer au siège de ces sociétés avec une lettre explicative votre carte de fidélité, tout comme celles de tous les magasins qui nuisent à la cause (grandes enseignes vendant des articles pour pêcheurs ou chasseurs…).

* Contacter par téléphone, mail et courrier les mairies qui accueillent des cirques avec animaux, corridas ou autres spectacles morbides, ne pas hésiter à les relancer, sans jamais aucune insulte car certaines n’hésitent pas à porter plainte !

* Laisser dans les transports en commun, dans les salles d’attente et tous les lieux public des revues ou tracts de protection animales, ou des photocopies de textes que vous jugez accessibles au grand public, avec éventuellement une mention à la main, en rouge « si vous avez de l’empathie, lisez ». Utilisons les temps morts de nos concitoyens pour les informer !!!

* Lorsque vous subissez des affiches pronant des divertissements exploitant les animaux (cirque, delphinarium, course hippiques…) vous pouvez faire des affichettes à coller par dessus (ou l’écrire au feutre épais) annonçant :

« SPECTACLE ANNULÉ POUR CAUSE DE MALTRAITANCE ANIMALE ».

Les passants voient en premier : « spectacle annulé » et s’arrêtent souvent là, annulant leur divertissement !

Et pour ceux qui lisent l’affichette en entier, ils prendront peut-être conscience que ces spectacles sont cruels (beaucoup de parents envoient au cirque leurs enfants qui aiment les animaux mais ignorent la maltraitance).

Attention risque d’amende

* Pour sensibiliser les passants au quotidien, vous pouvez écrire des messages à la craie sur les trottoirs (c’est autorisé)

ainsi que sur les affiches publicitaires avec des feutres épais (risque d’amende par contre).

Nous vous conseillons des messages explicites et courts, par exemple :

– la viande tue

– Viande = meurtre

– Combien d’animaux avez-vous tués aujourd’hui ?

– Fourrure = cadavre

– Pour les affiches de produits laitiers : contient du sang et du pus

– Sur les publicités pour le cirque ou hippisme : Dressage = torture

– Pour les produits ménagers ou cosmétique : Testé sur animaux vivants

* Vous pouvez coller des autocollants militants sur les personnes qui portent de la fourrure, ils feront de la pub pour la cause pendant toute leur promenade !

Egalement dans les supermarchés : sur les produits d’origine animale ou testés sur eux, devant les boucheries, poissonneries, magasins de fourrure.

Et même coller des messages similaires aux petites annonces, avec ou sans étiquettes détachables, avec l’adresse d’un site internet bien choisi, ou une idée forte mais non culpabilisante :

« qu’est-ce qui peut améliorer la santé, diminuer la pollution et les famines ? » + lien vers une définition complète du véganisme.

* Vous pouvez interpeller les gens lorsqu’ils sortent d’une boucherie, et leur demander: « quel animal avez vous acheté? ». En général, la connexion se fait très vite, entre le morceau de viande et l’animal tué pour cela.

* Lorsque vous faites vos courses, et que vous passez par le rayon boucherie, vous pouvez coller des post-it à message sur les barquettes de viande, afin de rappeler aux consommateurs que dans ces barquettes, se trouvent les cadavres d’animaux.

* Lors des repas en société, plutôt que de toujours employer le mot cadavre, quand on vous propose un plat omnivore, juste répondre cette fameuse « Non je ne digère pas l’agonie » ou bien axer sur l’aspect santé (la viande et les produits laitiers sont à l’origine de nombreux cancers, maladies cardio vasculaires, embonpoint, cholestérol et diabète…).

Vous pouvez même pousser le vice à préciser que comme votre espérance de vie en tant que végétalien est supérieure, vous pourrez informer beaucoup d’autres personnes pendant les nombreuses années qu’il vous reste à vivre en bonne santé !

* Pensez également à utiliser et expliquer le mot « vegan », comme les médias en parlent de plus en plus, autant surfer sur la vague et l’effet de mode pour faire de la pédagogie.

Mais surtout ne demandez pas aux omnivores de devenir vegan du jour au lendemain, ils prendront peur, ça leur semblera trop difficile.

Il est préférable de leur conseiller d’y aller à leur rythme, produit pas produit, cause par cause.

La plupart d’entre nous ne sont pas nés vegan et ne le sont pas devenus du jour au lendemain, ne l’oublions pas !